Numb3rs et les maths

En ce vide aoûtien, je me suis mise à regarder Numb3rs (dont je connaissais déjà quelques épisodes), toujours sceptique de voir des maths retranscrites à la TiVi et un peu réticente de voir un geek des maths poussé à l’extrême (un peu dans le même style que The Big Bang Theory).

Les premiers épisodes sont passés à force de rabâchages de « je suis professeur en mathématiques appliquées », de Charlie Epps qui veut étaler sa science dès qu’il le peut, … Enfin son pote à la voix nasillarde est encore pire pour la physique, le parfait exemple du mec complètement dans son monde. Bon oui je suis sévère, c’est voulu, mais ce n’est pas ça qui va améliorer l’image du mathématicien (ou scientifique) perçu comme un nerd des maths, qui ne parle que de ça et qui ne pense qu’à ça. Pour qui n’a pas d’affinité avec le milieu, la perception du personnage pourrait ne pas être positive et pourrait nous rappeler un singe savant qui fait son spectacle.

Saison 1

11 épisodes passent sans hérissage de poils (à savoir la maltraitance d’un sujet sur les probabilités, que j’affectionne particulièrement :D).

Vient l’épisode 12, le dernier de la saison (l’année de la grève des scénaristes je suppose). Et là j’entends « chaîne de Markov ». Hop, le zombie que j’étais qui regardait l’épisode se réveille et repasse un peu en arrière histoire de faire au moins semblant de suivre le fil ^^. La définition est plus ou moins bonne « une chaîne de Markov : une suite de variables aléatoires dont l’estimation à un moment donné dépend de la valeur de ces variables estimées à l’instant précédent, ce qui détermine une chaîne de Markov. C’est ce qu’on appelle la probabilité transitionnelle. »
Déjà, pourquoi parler d’estimation ? Les variables aléatoires sont estimées à un moment donné grâce aux valeurs de ces variables observées aux instants précédents, non ?
Et dans le cas traité dans l’épisode (15’00 » environ), ben oui, le camion bouge selon ce que les autres font, et les « variables aléatoires » citées précédemment doivent être définies puisqu’il n’y a pas que la vitesse qui rentre en compte, mais aussi la distance entre les deux, avec la direction (anticipation des conducteurs).

« Parce que la formule de Bayes et les axiomes de Kolmogorov le prouvent. ». Ouais bon, encore un coup pour faire intello : quel est l’intérêt, pour rendre quelque chose plus clair, d’utiliser encore d’autres termes et noms inconnus au grand public ?

C’est dommage de montrer une application de maths où tout n’est pas très clair… Par contre, dans le même épisode, on a l’illustration du problème de Monty Hall (http://fr.wikipedia.org/wiki/Probl%C3%A8me_de_Monty_Hall), le grand classique de vulgarisation des probabilités. Déjà plus compréhensible. Enfin il y a bien un show à faire.

Hop, comme dirait Achille.

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